Une vieille bibliothèque

Dans un coin perdu de ce monde, près une cité maléfique où le mal pouvait être ressenti, une vieille femme tenait une petite bibliothèque. Elle était vieille, ces livres étaient tous vieux, sans intêret, plus aucun sage ni savant ne venait chez elle. Elle était triste, souvent, pleurant son malheureux.

Une nuit, personne n'y fit attention avant le matin, sa bibliothèque brula entièrement, consumant sa propriétaire. Au matin, les villageois ne purent que constater cela, ils n'en furent même pas attristés.

Mais au lieu des décombres, un libre, vieux et abandonné, brulait toujours. Au soir, il brulait encore, le lendemain, il brulait toujours. Un jeune garçon tenta de le prendre, sa main fut carbonisé. Voilà déjà un mois qu'il brûle et cett histoire, peu vraisemblable, commençait à se répandre dans le désert.

RE: Une vieille bibliothèque


L'inquisiteur avait decide de quitter sa retraite paisible et son office d'Az-Keldÿr. Meme s'il ne souhaitait guere participer aux combats, il ne pouvait pas rester sans bouger alors que ses freres faisaient ruisseler le sang et brisait la glace.

C'est donc comme a son habitude qu'il scella sa monture et prit la piste menant au desert. Alors qu'il prenait la direction du monastere pour se recueillir, il envoyait ses serviteurs aux quatres coins du desert a la recherche de rumeurs interessantes...

Prenant son temps pour traverser le desert, Morag laissa plusieurs mois s'ecouler avant d'arriver en vue des palissade qui protegeait du sable le sanctuaire d'Urdz Baal.

Arrivant au monastere, une de ces goules l'attendait, elle avait eu vent d'une rumeur peu ordinaire et se faisait deja un devoir de repeter le peu qu'elle savait. Morag congedia cette derniere des la fin de son recit lui confiant un message pour ses autres serviteurs. S'accordant une semaine de meditation, Morag repris donc la route a la recherche de cette fameuse cite et de ce fameux livre incandescent...


RE: Une vieille bibliothèque

La respiration articielle de l'Abysséen tonnait dans le caveau.

"Entre Agrirelith, justement je t'attendais. Désires tu quelque chose ? ... Boire ? ... Manger ? ... Une femme ? ... Un enfant ?"

L'abysséen fit non de la tête, et s'inclina devant son seigneur. Restant à genoux, il sortit deux petits réceptacles d'un grand sac, et les posa aux pieds du vampire, que la lumière des torches éclairait par une hasardeuse intermittence.

"Voici ce que vous m'avez demandé. Vous ne serez pas déçu ..."

Un silence s'installa ... La main gantée du vampire se saisit d'un calice, dans lequel stagnait un liquide sombre et visqueux, et il le porta lentement à ses lèvres.

"Merci."

Il reposa son verre avec flegme, il sa main revint épouser l'accoudoir de sa cathèdre.

"Que penses tu de cette histoire qui court parmi la plèbe ? Ce ... livre ... Incandescent ... Penses tu qu'il s'agisse de LUI ?"

"C'est chose probable, Monseigneur."

Après une once d'hésitation, le lokien prit sa décision.

"Alors enquête la dessus. Quitte la fosse d'argent, et prépare toi à une longue route. Tu pars ce soir. Tient moi informé."

Sans réagir autrement que par son souffle assourdissant, l'Abysséen s'inclina, et se retira, afin de se mettre en quête du bien fondé de cette ... rumeur ...


RE: Une vieille bibliothèque

Voilà six mois que le livre brulait, chose étrange, une certaine froideur était apparu depuis l'apparition de ce livre brulant.

Le monde changeait, les habitants de ce petit village le voyait, les nuits étaient plus froides et le soleil ne brillait presque plus. Des rumeurs arrivèrent même comme quoi de la neige serait tombés dans certains endroit du monde.

Mais les villageois était des plus heureux, il avait craint au début ce livre qui consumait tout autour de lui, rien ne semblait résister à ces flammes. Trois personnes avaient tenté de le prendre, ils eurent tous leur mains carbonisés en quelques secondes. Maintenant, ce livre leur procurait une chaleur importante, compensant la perte de chaleur de Pélor.

Mais la tranquilité de ce petit village près d'une cité maléfique ne durerait pas longtemps, les curieux commençaient à venir de toutes horizons.


RE: Une vieille bibliothèque

Depuis plusieurs semaines des Lokiens parlaient sans dicernements que Lokis avait posé savoir sur Adept. Un livre incandescent ne cessait de brûler. Tout Lokien était attiré de près ou de loin par cette histoire sans grand interêt pour Raijin. Il se melait aux veillées du soir, et il entendit un soir qu'un Lokien fut toucher par ce savoir brûlant. Il eut même la main carbonisée.
Alors Raijin prépara son étalage au matin. Il monta son fidèle destrier en quête de réponse. Après quelques jours de recherches dans les auberges diversifiées d'Adept, il put localiser où se trouvait un homme dont une main fut calcinnée. Il le trouva dans un camp sans éfigie, où celui-ci racontait son histoire a quiconque voulait l'entendre. Raijin s'assit laissant son cheval à plusieurs mètres du camp. Alors il écouta le protagoniste une bouteille à la main. Ce qui l'étonna fut la ferveur avec laquelle l'histoire était conté. Nul doute cette histoire se révélait vraie. Le manchot lui indiqua où se trouvait son ancien village et le prévenit de la froide peur qui y regnait...
Sur une route marchande en direction du fameux village, Raijin accompagnait un groupe de voyageur avec les mêmes hambitions...



RE: Une vieille bibliothèque

Par une très froide matinée, inhabituelle dans ce désert de chaleur, des aventuriers arrivèrent de tout horizon, le petit villageois était pratiquement envahie, la petite auberge, tenue par un petit homme, faisait grand bénéfice de tout cela, en quelques mois, il fit pratiquement fortune.

Sans en caché un mot, les villageois parlaient librement du livre brulant, il fallait à peine sortir du village en direction du sud, pendant une centaine de mètres, d'ailleurs, un campement de tente y avait été établi, nombreux curieux y venait mais personne n'osait y toucher.

Le livre n'était pas surveillé, il brulait d'une forte intensité et la nuit, sa flamme était doublée réchauffant tous les habitants aux alentours.

Des grands aventuriers arrivèrent, avec un savoir bien plus importants que ces villageois paysans, qu'allaient-ils faire ?



RE: Une vieille bibliothèque

Flynn était un fouineur né. Dès qu'il avait entendu parlé de ce livre étrange, qui de plus semblait avoir quelque amitié avec son dieu, Flynn s'était déplacé. Il avait fureté partout avant de croiser Raijin qui faisait la route vers le village avec d'autres. Arrivé là-bas il se remit à fureter de plus belle, mais finalement les gens avaient peu à lui apprendre. Personne ne savait vraiment ce qu'était ce livre incandescent.

Alors il décida de se passer des autres. Il se rendit sur le lieu où brulait le livre, de nuit, pour qu'il y ait moins de monde, et il s'y assie. Face à l'artefact de son dieu, il laissa monter son coeur vers Loki, attendant de lui le signe de sa mission. Lentement, Hécate monta dans le ciel et le temps passa, il ne bougea pas. édité au tour 1550 par FlynnSawall


RE: Une vieille bibliothèque

Une fois la nuit passer auprès de ses confrères il se rendit au village. Là-bas on lui indiqua le lieu où se trouvait le livre incandescent. Alors il trotta avec son cheval sur une centaine mètres au sud. Une fois sur le lieux son cheval s'afola, il eut du mal à le controler alors il l'attacha à un arbre mort à quelques mètres de là. Une fois ce petit contre temps passé, Raijin s'approcha de la flamme, où une personne attendait. Il la connaissait de réputation, c'était Flynn Sawal un humble Norëgaladhéin, alors Raijin resta derrière lui regardant luire l'artefact. La nuit ne tarda pas à faire son entrée et Raijin s'approcha de Flynn .

"Salutation jeune seigneur Flynn. Que diriez-vous d'échanger quelque dires sur ce phénomène ?"


RE: Une vieille bibliothèque


Morag avait rapidement quitte la taverne, en plus de lui avoir appris tout ce qu'ils savaient, ce qui se resumait a peu de choses hormis le lieu exacte, les quelques badauds ne s'etaient pas reveles de grands buveurs, plusieurs d'entre eux gisaient deja sur les tables sombrant dans un sommeil aux relents ethyliques alors que la conversation ne prenait qu'a peine tournure.

Croisant quelques unes de ces goules, il les envoya monter une tente a quelques lieux de la.

Ce fut donc a l'heure ou hecate trone au plus haut dans le ciel que Morag toujours couvert de son long manteau de voyage s'avanca pour rejoindre le cercle des badauds et s'installer parmis les quelques anonymes... Fixant le livre du regard, Morag ecoutait inlassablement les discutions et racontards auxquels se livraient tout ceux qui profitait de la chaleur de ce feu impromptu pour chasser le froid mordant.

Morag n'en appris pas bien plus hormis la presence de de Flynn, ce jeune adeptien qui avait fut un temps attire son attention par ses articles haut en couleurs.


édité au tour 1550 par Morag


RE: Une vieille bibliothèque

Ythylolyn_Lysel
Flynn était en pleine méditation quand raijin lui parla. Il resta d'abord silencieux, puis l'invita d'un geste à s'assoir à côté de lui, ne parlant pas, essayant de rester tourner vers le dieu. Puis il regarda son voisin et lui murmura :

"seul Loki détient la clé, m'est avis. Si vous voulez une réponse, joignez votre prière à la mienne. Sinon je crois que non ne pouvons rien. C'est la seule réponse que je puisse vous donner."

Puis de nouveau, il détourna son attention de son voisin et se remit à psalmodier au grand mystificateur.

[hrp : désolé pour l'erreur de perso -- ]

édité au tour 1550 par YthylolynLysel

O Hcate, Desse dans les cieux, Desse sur la terre et Proserpine aux enfers, O Mre des ombres, reine suprme de l'arme des morts ne lance pas contre moi tes lgions, o Hcate fait plutt qu'elles me servent.

RE: Une vieille bibliothèque

« Vous …Vous cherchez le livre ?!! »

Agrirelith tenait son manant par le col, l’enserrant entre ses mains écailleuses et griffues. Vu l’état des moignons du joyeux drille, c’était certainement une victime du livre incandescent.

« C’est cela, le livre. » tonnait l’abysséen de sa voix sifflante …

« Il est au Sud ! A une centaine de mètres … Vous y verrez un campement maintenant, vous ne p… arrglll …»

Les griffes du Grand Aquanaute se refermèrent sur la gorge du malheureux, dont le visage prenait désormais une jolie teinte violacée …

« Merci. »

« Argllll pithiééééé …. Je neuh veuh pa mouhirrrr … »

Le Grand Aquanaute le relâcha, et sa victime tomba lourdement au sol. La respiration articielle de l’Abysséen s’accentua, comme pour mieux se préparer à l’accomplissement d’un effort à venir.

« Comme tu voudras, humain. Je n’ai besoin que de tes bras de toute manière. »

Ce disant, il dégaina une machette, et trancha immédiatement les membres de son interlocuteur, qui n’était plus à même d’articuler autre chose que des cris de souffrance bestiaux, alors qu’il se convulsait désespérément dans une sombre mare de sang.

*Grumpf …Tous pareils. Ils ne savent pas ce qu’ils veulent.*

Agrirelith rengaina son arme, et plaça les bras sectionnés de sa victime dans le lourd coffre chapé de plomb qu’il traînait derrière lui. Ce coffre lui avait été confié par son maître, envoûteur lokien, pour annihiler toute magie d’un objet qui y serait enfermé, pendant une période de 6 jours.

Alors qu’il traînait le coffre, il s’avança en direction du campement, laissant derrière lui une longue trace longiligne …

Une fois arrivé à proximité de l’artefact, il ne pu que constater qu’il n’était pas seul sur les lieux. Il prit donc sa plume et se mit à écrire à son maître, avant de la confier au petit singe qui l’accompagnait.

"Je ne suis pas seul sur les lieux. Vous feriez bien de venir au plus vite, si les choses venaient à tourner court.

A bientôt.

Agrirelith"


L’Abysséen s’approcha alors du petit regroupement de personnes, et les scruta tous, un par un. Un long silence s’installa avant qu’il ne prenne la parole.
« Et maintenant ? Je sors ma guitare et je chante Koumbaya auprès du feu pendant que tout le monde se donne la main ou bien on le chope ce satané livre ? »

Sans attendre, Agrirelith souleva le couvercle de son coffre qui gémit dans un grincement lugubre, avant qu’il ne soit renversé sur le côté. Les deux membres de l’humain roulèrent au sol. Ils furent rapidement saisis par le Grand Aquanaute, et après avoir approché son coffre renversé auprès de la cible, il se servit des bras mutilés du malheureux afin de l’y faire entrer …

« Petit petit petit … »


RE: Une vieille bibliothèque

Raijin écoutait son interlocuteur avec une grande attention. Prier Lokis? Il n'était point son vrai dieu pour le prier avec erudisme, mais il s'appliqua du mieux qu'il pouvait et médita longuement.

Il fut interrompu lorsque une odeur de sang vint turlupiner ses narines. Il serra le hameau de sa hache et devint méfiant. Des cris stridants se firent entendre. Raijin se leva. Une sorte d'humanoïde mécanique s'approchait du campement vec une odeur de sang. Puis il interpela Raijin et Flynn.


« Et maintenant ? Je sors ma guitare et je chante Koumbaya auprès du feu pendant que tout le monde se donne la main ou bien on le chope ce satané livre ? »

Raijin resta muet face à cet humeur baveux. Puis la "machine" sortit d'un coffre deux bras qu'il pencha versle livre. Raijin le laissa faire voyant l'insouciance de cette personne.Mais une idée lui traversa l'esprit.


"Il ya un rapport avec Glacielle je crois. L'arrivée de ce livre reste mysterieux à mes yeux, tenté ce que d'autres ont essayé et ont échoué ne sert à rien." édité au tour 1550 par Raijin


RE: Une vieille bibliothèque

Flynn regarda le nouvel arrivant.

"tout ce qui le touche, brule. Comment comptez vous l'emmener au loin ainsi ? Votre coffre va se consummer ?"

Il s'approcha du livre, toujours assit au sol.

"Je pensais que la salamandre seul pouvait le toucher peut être... Mais je n'en suis pas une. Même si j'ai traversé bien des feux."

Puis invoquant son dieu il commenca à approcher ses mains du livre, essayant de voir si Loki le jugerait digne de toucher ce qui semblait être son oeuvre.


RE: Une vieille bibliothèque

Agrirelith fut très ingénieux, après avoir atrocement et sans aucune pitié mutilé un villageois, il se dirigea vers le campement où brulait le Livre.

Il sortit les deux bras du paysan et après quelques manipulation, il parvint à saisir le livre avec les deux moignons. Ceux-ci s'enflammèrent immédiatement comme de simple papier que l'on jette dans le feu, il ne fallut que quelques secondes pour que les morceaux de chair soient carbonisés et réduit en cendre, anéantissant ainsi le plan ingénieux du maléfique Agrirelith.

FlynnSawall, jeune lokiste intrépide, avait la conviction et la foi pour son Dieu, il était persuadé que ce Livre appartenait au Feu Eternel.

Il pria son Dieu et s'approcha du livre, il fut surpris de ne ressentir aucune chaleur et sans hésitation, il se saisi du livre. Tout le monde fut ébahie, ces mains restèrent intacts, aucunes brûlures n'apparurent sur ces mains, pourtant le livre brulait à grands flammes.

Les yeux du jeune Lokiste s'illuminèrent d'une flamme, d'une conviction absolue. Le livre des Flammes Eternelles étaient l'oeuvre de son Dieu, c'était l'arme absolue contre les créatures des Glaces.


RE: Une vieille bibliothèque

Une ombre dont la cape se mouvait au gré de la brise surplombait le groupement de jeunes gens. Canines scintillantes, et arbalète sur l'épaule.

"Jeune Flynn Sawall, loin de contester votre propriété, je conteste céans votre liberté, je vous prie de me suivre au plus vite."


RE: Une vieille bibliothèque

Flynn regarda le vampire et haussa des épaules.

"A quoi cela va t-il vous servir de m'emmener de force ? Je suis le seul à savoir me servir de se livre. Ne pensez vous pas que nous pourrions nous entendre ? Je ne tiens pas plus que vous à finir congeler."

Flynn se demandait si d'autre que lui pourrait toucher ce livre. Le diriger vers le visage de KindéaTh pouvait être une solution. S'il refusait de reconnaitre sa bonne foi, et s'obstinait à user de la force. Après tout, il avait demandé à joindre la corporation fut un temps, le vampire ne lui avait pas fait confiance.


RE: Une vieille bibliothèque

Raijin fut stupéfait. Le deuxième lokien présent sur les lieux avaient réussis à prendre en mainlelivre. Il resta tout de même perplexe. Pouvait-il lui aussi le toucher? Si oui que ferait-il? Il médita aux milieus de la communauté qui se formait peu à peu autour du livre. Il priait Lokis de toute son âme, il savait que Taps lui accorderait un pardon pour cela alors il fut plus confiant dans sa transe. Après plusieurs minutes d'inatention sans tenir compte des propos des personnes l'entourant il s'approcha de Flynn pensant au paradis flamboyant lieu où il découvrit Lokis son second dieu de prédilection par foi.

"Flynn, excusez mon impertinence, mais puis-je m'approcher de ce qui est a présent si Lokis en à voulu ainsi pour le toucher car je ne pourrais saisir une autre occasion d'être aussi proche aux yeux de ma ligue de Lokis...Et de toute façon nous avons tous un ennemi commun qui se prénomme Glacielle, et toucher ce qui pourrait prédire sa faim me permettrai à moi et mes frères qui sont morts par ses mains de m'apaiser."

Puis Raijin attendit patiement une réponse juste et honnête de Flynn mais surtout de Lokis en le priant arduement...


"à mon tour de faire une gaff vous m'envoyez navré pour le mauvais perso..."
édité au tour 1552 par Pitas édité au tour 1552 par Pitas


RE: Une vieille bibliothèque

Face à ces sots intervenants, le lokien se tu un instant, tâchant tant bien que mal de maîtriser sa monture nerveuse face à la gerbe de flammes éternelles qui s’extirpait avec vigueur des pages de ce livre sacré

. De grandes volutes fumantes sortaient des naseaux d’Arachna pour s’évanouir dans la brise fraîche de la nuit, comme si le sombre destrier cherchait à expectorer son angoisse, au gré de sa nervosité, le poussant à marteler le sol meuble de ses sabots en hennissant à tue tête …

Le vampire pressa la bride de sa monture d’un geste sec, et elle s’immobilisa enfin, malgré quelques grognements aigus, témoignant de sa désapprobation du traitement qui lui était infligé.

« La force monsieur Sawall ? Voyons, cessez de vous sous estimer. Je suis persuadé que vous détenez en vous assez de jugeotte pour ne pas me forcer à atteindre de telles extrémités. »

Face à la tension ambiante, Agrirelith porta instinctivement la main à sa ceinture, palpant sa machette. Il suffi cependant d’une seule œillade de son maître pour le dissuader de l’utilité de son geste. Le vampire reprit alors, d’une voix plus forte.

« Le livre que vous détenez, monsieur Sawall, est le livre de toute une communauté, dont je fais partie au même titre que vous. Il ne vous servirait donc à rien de le retourner contre moi.

C’est pourquoi je vous invite sur l’heure à m’accompagner derrière les murailles de la forteresse Sélénite afin de mettre votre artefact si brillamment acquis au service de vos pairs. Car vous aussi, monsieur Sawall, en tant que Lokien, êtes soumis à la même menace que nous autres. »


Son regard se porta alors sur une autre créature de la nuit, qui ne semblait visiblement pas beaucoup l’apprécier. Qu’importe, ce n’était pas le premier, et le lokien avait parfaitement conscience que ses qualités exceptionnelles semaient de nombreux envieux partout où il avait l’occasion de passer, agacés par la concurrence car trop faibles pour la soutenir de front. Réunissant tous les restes épars de son calme et de sa bonne volonté, le lokien réussit l’exploit de ne pas lui cracher une poignée de mots méprisants à la figure, et prit la parole d’une voix forte et froide, d’un timbre ne trahissant aucune incertitude.

« Je ne cherche absolument pas le bien de chacun, je ne sais pas qui vous a renseigné, mais celui-ci est forcément idiot. Comme si générosité et philanthropie trouvaient un quelconque écho en ma personne … Et je pensais pourtant que c’était de notoriété publique, comme quoi, malgré tous les griefs que l’on porte à mon encontre, je dois encore être trop bon. Et j’ai de bonnes raisons de penser que ce pigiste n’a rien de plus altruiste que ma propre personne.

Libre de ses choix vous dites ? Assurément, comme le lièvre est libre de se faire bouffer par le renard, ou bien de courir dans sa tanière.

Autrement dit, le choix n’existe pas, pour la simple et bonne raison que l’on échappe pas à son instinct et à sa raison.

Instinct parce qu’étant de même confession que la mienne, monsieur Sawall connaît mieux mon identité, et ce qu’il est susceptible d’attendre de moi et de ses frères. Je suis donc plus proche de lui et de ses idéaux que vous ne le serez jamais, Ours Baalien. C’est ce qui pourrait le pousser de prime abord à m’octroyer son aide.

Raison parce que nous sommes les opprimés de Glacielle, et que les Ours Baalien ne sont partis gaiement en guerre que pour libérer des Péloriens. Le Culte autrement dit. Aucune raison qui vaille la peine de se battre, vous le voyez bien. Du moins certainement pas plus que pour sa propre confession, tout aussi individualiste et félonne soit elle.

Dans ces conditions peut on considérer que Monsieur Sawall a le choix ? Vous voyez bien que tout devient immédiatement plus relatif, lorsque l’on pose les bonnes bases pour répondre aux bonnes questions.»


édité au tour 1552 par KindeaTh


RE: Une vieille bibliothèque

Morag esquissa un sourire, un sourire forcé, celui qui cache la colère et le désir d'abattre sa hache. Celui qui dissimule le désir de se vautrer dans le sang hérétique d'un triste sir couper par le milieu avec son cheval. Aussi rageur que puisse l'être l'inquisiteur, il devait penser au bien de ses ouailles, et cela passait pour le moment par la discussion et non la sauvagerie.

Allons allons... Pourquoi devoir se montrer aussi offensant alors que je ne faisais qu'ouvrir une discussion amicale. En effet je vous prêtes un sentiment, je tentais simplement une entrée en matière polit et honorable. Je m'excuse de vous avoir froisser, je subodore que c'est cela, sinon je ne vois qu'elle raison offrir à votre verve hargneuse.

Morag esquissa cette fois un sourire un peu moins contraint, sa tirade aidant à évacuer sa colère et ramener son esprit vers le nerf de la discussion

Vous nous prêtez aussi des sentiments bien peu noble, notre fratrie n'est pas partie arme au clair par simple plaisir, nous honorons celui qui a offert une main secourable le moment opportun. Loin de là le plaisir sanguinaire que vous semblez sous entendre.

Maintenant je ne connais pas votre divinité suffisamment pour juger mais, n'est il pas roi quand il est question de filouteries et de calculs avantageux? Je pourrais m'égarer en route mais je vais tout de même tenter de répondre à votre interrogation qui revêt à mes yeux un aspect bien égoïste. A quoi bon venir avec moi plutôt que vous?

Je vais sûrement énoncer moult arguments aussi spécieux que les vôtres mais si cela permet de remettre à neuf mon blason que vos allégations ont pour le moins ternis, allons y! Il est clair que je ne peu pas faire jouer le sentiment d'appartenance à une même entité religieuse, mais est ce bien avantageux de ne compter que sur les fidèles de Loki? Je ne vais pas vous cacher une réalité, ma famille, mes frères, enfant d'Urdz Baal même épaulé par de nombreux alliés peinent ne serait ce qu'à avancer. Alors que vous nous prêtez des habitudes martiales. Nous travaillons de concert avec une force armée qui dépasse ce que la bannière Lokienne pourrait espérer rallier même à son apogée. J'énonce ceci comme une réalité c'est audacieux sans doute mais que puis je faire d'autre pour contre balancer votre talent à ternir une image? Mais pensez vous pouvoir réunir une force suffisante pour protéger ce livre et même en faire un usage purement protecteur.

A présent en admettant que cet artefact soit suffisamment puissant pour assurer que le froid ne vienne pas à engourdir les fidèles de Loki. Qu'adviendra t'il lorsqu'il ne seront plus que des cibles uniques, que le sol sera tellement dur et stérile que rien ne permettra d'honorer les sacrifice annuel que vous faites? Que le moindre pas hors des limites protectrices du grimoire ardent, sera l'occasion pour Glacielle et ses hordes glaciales de faire chasse à vos fidèles un par un?

Je doute par dessus cela que les autres hères condamnés au givre se laissent aller à autre chose que la haine et le désir de détrôner les heureux possesseurs du grimoire. Personne dans ce désert n'hésite à faire tomber de son piédestal les quelques favoris.
Se tournant vers Flynn
Voici donc mon alternative, accompagnez moi, offrez nous votre aide, mettez fin avec nous au règne de cette garce frigide. Vous agirez dans l'intérêt des Lokiens qui n'auront pas la suite plus à craindre les vexations et les menaces de la reine des glaces. Non suelement vous éviterez la mort et les affres de la guerre à nombre de Lokien mais vous redorerez aussi le blason et la vision que le désert a d'eux.

Morag souffla après cette longue tirade, il fallait laisser le temps à Flyn de faire la part des choses.
Maintenant que j'ai moi aussi énoncé autant de raison de m'accompagner , peu être plus basé sur ma vision. Peu être pourrions nous juger que si liberté il y a c'est à Flyn d'en juger, et que si je me trompe alors j'aurais gaspiller mes précieux arguments et ma salive...


RE: Une vieille bibliothèque

Le vampire conservait son calme, les traits figés sur cet émissaire du Royaume des Sables d’où exsudait une hypocrisie malsaine derrière tout un rempart de faux semblants altruistes et soi disant chevaleresques. Il avait d’emblée sentit l’animosité qu’il lui portait, alors pour quelle raison continuait il à s’en cacher ? A quoi bon défendre une apparence déjà enfoncée par les évidences ?

Une haine indicible pouvait se lire dans les yeux de son interlocuteur, alors comment pouvait il prétendre à la crédibilité d’un discours aussi mou et consensuel ? Folle et naïve utopie que celle là …

« Monsieur Morag, il n’y a d’offensant que l’offense, gardez donc pour vous cette bienveillance de circonstance qui ne trompe que les piailleurs vaniteux de second rang, dont je ne saurais faire partie.

J’accepte néanmoins vos excuses, même si elles portent sur d’autres fautes que celles que vous avez évoqué, mais n’ergotons point plus avant, et revenons aux affaires qui nous tiennent à cœur.

Vous semblez avoir des soucis de compréhension Messire. Qu’ai-je affirmé de plus que votre participation dans ce conflit était un soutien volontaire à une ligue qui à mes yeux ne le mérite pas ? A savoir le Culte. Attachez vous à ce qui est dit, et non à ce que vous pensez entendre, nous aurons fait un grand pas.

Pour répondre à l’interrogation que vous vous posez en toute humilité sur notre culte, oui, le culte lokien est celui des filouteries les plus diverses, et des calculs les plus avantageux. Comment donc m’accabler d’égoïsme alors que vous supputer tout cela de vous-même, et avec raison qui plus est. C’est d’un paradoxe sans nom. Oui, nous sommes égoïstes, et alors ? Ce n’est pas par le biais d’une si piètre flatterie que vous arriverez à infléchir une quelconque prise de décision de ma part, ou même de ce jeune homme.

Le seul blason que je souille céans est celui de votre égo. Le Royaume des Sables fait partie des alliés dont la Corporation dispose, et en tant que Consul de cette dernière je me garderais bien de le maculer, même si je ne partage pas ses convictions au sujet de cette affaire. Et je ne vois pas à quel titre Monsieur Sawall y trouverait avantage à les partager avec vous. D’ailleurs, puisque le Royaume des Sables compte ma Corporation parmi la liste de ses alliés en temps normal, je vous trouve bien insolent dans l’exhibition puérile de vos forces. La communauté Lokienne n’a jamais été une force de frappe guerrière, car la guerre n’a jamais été qu’un moyen de substitution peu efficace dans la concrétisation de ses objectifs. Difficile et superflu pour le casse noix de se targuer d’être plus fort que le couteau n’est ce pas ?

Sachez que si je suis ici ce n’est pas pour batifoler avec un fidèle d’Ilya ou d’Urdz Baal, mais pour obtenir l’artefact de ma divinité, revenant de droit à mon culte. Et si je me suis déplacé céans c’est bien parce que j’estimais avoir l’assise nécessaire pour le conserver.

Enfin, votre catastrophisme outrancier ne semble intéresser que vous. Mais sachez que si votre médiocre scénario venait à se produire sous l’impulsion de je ne sais quel miracle, quel serait le problème ? Les cibles lokiennes éparses comme vous dites prenant enfin du danger auquel ils sont assujettis, rejoindront alors nos murs. Où ne nous rejoindrons pas. Libres de choix, n’est ce pas ? Par feu, si cela peut vous faire plaisir …

En ce qui concerne vos imprécations sur la menace que constituerait les hères haineux, envieux, colériques, envers les détenteurs du feu sacré, et autres fariboles de mauvais goût dont vous semblez si friand, sachez que la plupart d’entre eux seront recueillis, car si vous étiez plus fin et plus vif, vous auriez déjà constaté le caractère cosmopolite de la cité Sélénite, et ce, depuis plusieurs années déjà. Si la communauté et les idéaux lokiens ont pris place en cette cité Hécatéenne, ce n’est sans doute pas pour rien. Mais je me doute bien évidemment que ce point précis ai échappé à votre brillant argumentaire.

Qui souille donc le blason de l’autre, en avançant de telles calomnies ? Il est évident qu’en ce sens, les effectifs du Royaume des sables seront les bienvenus en nos murs en cas de crise.

Enfin … Certains plus que d’autres … »
lâcha t il en fixant son collègue Vampire d’un regard franc, qui n’amènerait qu’une réaction d’orgueil aussi creuse que le reste de des propos qu’il avait pu entendre jusque là, mais à partir d’un certain point de non retour, ce genre de chose n’a plus guère d’importance.

Le Vampire monté sur sa jument noire, trottait lentement autour du petit groupe d’hommes, et s’adressa avec lenteur et placidité au journaliste, comme pour mieux imprégner ses pensées de sa marque indélébile.

« Ce fol tente de vous faire croire, par de spécieux raccourcis, que vous servirez la cause de votre communauté en mettant au service d’Ilya un artefact Lokien, qui nous revient de droit. Vous êtes jeune Flynn, mais vos écrits me montrent que vous n’êtes pas sot. Comment pouvez vous penser un seul instant servir la cause de nos idéaux en confiant une arme qui nous appartient à ceux qui ont n’ont cure de nos préceptes et de nos traditions, et dont les intérêts dans cette affaire sont aussi clairement dissociés des nôtres. Ce que vous portez entre vos mains, Flynn, est l’égide contre laquelle viendra buter la tyrannie dont nous sommes victimes, et en aucun cas une arme destinée à servir des desseins qui ne nous appartiennent pas.

Pis que tout, ce fat insinue que vous redorerez le blason de notre communauté, en leur confiant la divine création du Mystificateur, et en nous laissant en marge de toute responsabilité face à son utilisation. Avons-nous perdu toute fierté pour sous traiter à d’autres organisations les activités dont nous avons la charge ?

Il m’est d’avis qu’il est grand temps pour toi de mettre le destin en marche mon garçon … »


Il observe avec inquiétude aux alentours.

« … avant que cette dune ne se transforme en hémicycle de sénateurs de tous bords et de tous horizons.»




RE: Une vieille bibliothèque

Morag avait troqué sa rage contre de la consternation, il pensait faire face à un vrai filou, mais ce n'était qu'une hyène qui tentait de sauver sa peau sans penser au long terme.

Bien... Je vais faire encore plus simple, peut être que certain point sont encore trop obscur vu la situation houleuse, je comprend fort bien que vous gardiez d'autres soucis à l'esprit.

Dans un premier temps, le Royaume des sables ne porte pas assistance à une ligue mais bien à un individu en particulier. C'était au début, au moins, la réalité des faits. A présent, notre objectif a quelque peu changer face à la menace grandissante, nous luttons pour un peu plus que la survie d'un être.

Je vous ai preté des visions égoiste en effet, elle ne vise pas à sauver votre religion, mais à vous assurer la main mise sur le seul véritable objet qui semble pouvoir offrir une alternative à un hiver très rigoureux et eternel.

Vous dites ne pas chercher à salir le blason de vos alliés alors qu'à l'instant même vous avez sciemment traité mes frères d'animaux. Je ne sais pas comment vous nommez ceci mais pour ma part ce n'est pas ce que je nommerais une réaction diplomate. A présent si vous croyez que je cherche à m'emparer au profit de mes frères d'un artefact, vous vous oubliez. N'ai je pas proposer de nous accompagner au combat plutôt que de faire bande à part? Surtout quand vous faites luire une alliance sans en honorer l'une des principales closes.

Pour revenir sur l'exhibition de nos forces, je vous trouve fort cocasse, est ce dans un soucis d'intimidation que je l'ai présenté? Et bien non, c'est simplement dans l'espoir de vous faire revenir sur terre. Le Cercle a réunit bien des braves et souffre pourtant un apre combat.

Maintenant êtes vous certain de pouvoir supporter le rôle de protecteur face à Glacielle? Etes vous certain que votre cité est si cosmopolite qu'elle supportera de nourrir et de faire vivre autant d'ames que nécessaire? Alors qu'à l'instant même vous êtes déjà à sous entendre que ma présence ne sera pas la bienvenue pour avoir simplement oser elever une objection à votre parole.

Loki, Urdz Baal ou même Hécate dans l'état actuel des choses, vous vous dites disposer à accueillir chacun mais je doute que cela satisface quiconque d'abandonner ce qu'il a mit si longtemps à construire pour rejoindre vos murs alors qu'il existe une échapatoire toute simple dès à présent.


RE: Une vieille bibliothèque

Flynn était resté assis, le livre sur ses genoux, écoutant les plaidoiries des uns et des autres, au fond, s'amusant beaucoup des prétentions de KindeaTh comme de Morag. Il était comme tout bon lokien profondément individualiste. Les remarques de Morag ne pouvaient trouver raison en lui. Aussi bien, KindeaTh l'agacait à remettre en cause son libre choix. Aussi il attendit un peu, comptant les points de chacun.

Quand Raijin s'avanca vers lui, il haussa les épaules et avanca le livre vers celui qui se disait lokien. Si vous êtes sûr de votre foi, et de l'accord de Loki. Mais essayer de ne pas vous bruler. Et il rit.

Puis la conversation des deux vampires le lassa. Dans le fond, il avait plus à gagner avec Kindès qu'avec l'inquisiteur du RDS. D'ailleurs, il avait quelques accords à régler avec lui, il pourrait en profiter. Lentement il se leva et riant, il tint à donner ses raisons à KindeaTh.

Vous avez raison, je suis lokien. En tant que tel, je me moque des raisons qui regardent autre chose que moi. Aussi bien, j'ai déjà regardé la tournure de cette guerre. J'avoue que le Culte en taule me plaisait, mais je n'apprécie pas qu'elle tappe les lokiens. Pour une fois nous ferions bien de nous unir, et Sélénia me semble un endroit interessant pour cela. D'ailleurs cela fesait longtemps que je voulais visiter la corpo.

Se disant, il sauta à l'arrière du cheval de KindeaTh, l'énervant par la proximité du livre brulant. Saluant Morag d'un signe de la main :

Vous avez trop grande ame pour moi, je me perds dans votre humanisme. Quand à votre possible venue à Sélénia, vous avez bien abandonné votre ville à Chemosh pour rejoindre les templiers. Si cette cause vous tient tent à coeur, vous viendrez à Sélénia. Combattre chez elle me semble une cause perdue d'avance.


RE: Une vieille bibliothèque

« Humanisme ? Ah ah ! Le petit vous a mouché mieux que je ne l’aurais jamais fait ! Malgré tout, il a raison sur un point. Le Royaume des Sables sera toujours le bienvenu en Selenia. Nous avons toujours plus de succès à domicile qu’à l’extérieur, c’est une constante ! »

Il salua alors Morag d’une courte révérence du haut de sa jument, un sourire arrogant et carnassier aux lèvres.

« Et n’oubliez surtout pas de saluer la liberté de choix de ma part ! Je suis certain qu’elle et moi, nous nous entendrons à merveille !»

Dans un rire franc, il abattit les rênes d’Arachna, et se mit en route à brides abattues avec le précieux artefact derrière lui. Alors qu’ils furent bien éloignés, et les tours de la cité Sélénite, le vampire décida de briser la glace (c’est le cas de le dire) avec son précieux invité avec lequel il n’avait pas échangé le moindre mot depuis son départ précipité.

« Dites moi monsieur Sawall, préférez vous des draps de soie, ou de flanelle ? »


RE: Une vieille bibliothèque

Flynn possédait la relique de Loki depuis plusieurs mois, il savait ce qu'il devait en faire.

Les mois défilérent et au loin, la bataille entre les éléments du froid et du feu avait lieu.

Puis un matin, Pélor brillait de nouveau d'une flamme nouvelle, la rumeur arriva rapidement dans la citadelle de Sélénia, Glacielle avait échoué de sa tentative de détruire Pélor.

Ce même matin, Flynn ne put que constater que son livre incandescent avait disparu, volatilisé. Il savait qu'aucun voleur n'aurait pu le subtiliser, un lien magique relié le livre et Flynn.

Après tout, le livre disparut de la même façon qu'il était apparu.


RE: Une vieille bibliothque

La route avai ete relativement longue, les geles ne facilitait pas la traversee du desert, plusieurs fois le vampire avait eu du mal a s'extirper du sol au matin. Petit a petit les goules qu'il avait eparpille a travers le desert lui revenait apportant chacune leur lot de nouvelles. Rien de bien surprenant, hormis que plusieurs d'entre elles avaient elles aussi entendu parle de ce livre.

A present, Morag ne s'attendait plus a etre seul sur les lieux, cela ne lui plaisait guere surtout que ses missives etaient rester sans reponses. Apres un nouveau mois de voyage, cette fois ci a brides abattues, Morag arriva en vue du petit village. Prenant le temps de se couvrir d'un manteau de voyage anonyme, Morag entra finalement dans le village, pour se rendre dans la miserable auberge de cette place.

Ce fut donc dans les premieres heures de la nuit qu'un voyageur enmitoufle dans un long et epais manteau de voyage se presenta aux portes de l'auberge demandant l'asile face a la fraicheur de la nuit. Peu apres le voyageur s'installait pres de l'atre commendant un pichet d'alcool et invitant les quelques veilleurs a se joindre a lui pour le partager et se rechauffer...

De fils en aiguille, Morag tenta d'amener le sujet de la conversation vers le livre. Laissant le soin a ses goules d'explorer la ville a la recherche du livre et de possible autres voyageurs partageant le meme interet que lui...


RE: Une vieille bibliothque

Morag

Assis a quelques pas de la, Morag observait la scene, il ne fut qu'a moitie surpris de voir un troupeau de Lokien se presse sur les lieux, a vrai dire il s'en sentait presque soulager. Vampire il etait, et comme chacun d'en eux, il ne pouvait tolerer le feu, qu'une autre personne soit en mesure de transporter le dit livre lui convenait.

En revanche la boite en fer blanc et le sir aux grands air ne lui plaisait guere. Les manieres du triste sir etaient tout bonnement risible, mais sur le fond Morag etait venu avec plus ou moins la meme idee. Malgre lui, il devait agir contre les exaction d'une Glacielle aui se montrait un peu trop gourmande. Qu'elle veuille se debarasser de Pelor pourquoi pas mais sur sa lancee, elle allait tuer bien trop de betail pour que tout les vampires de ce desert puissent survivre. De plus, ces freres n'avaient pas reussit ne serait ce qu'a estourbir un des chevaliers, sans une aide providentiel, il allait finir par subir un facheux revers.

Le choix etait encore une fois fausse et la reponse evidente, maintenant il ne restait qu'a convaincre le porteur de l'accompagner, pour le bien de ses freres.

Morag se redressa sortant du rang des badauds anonymes, un geste apaisant pour ses serviteurs present eux aussi parnit la foule et aux alentours.


Il me semble que ce jeune homme est libre de ses choix. Et je doute que vos methodes soit les meilleurs si vous cherchez reelement le bien de chacun.

Degageant sa tete de son manteau de voyage, Morag se tournait a present vers le porteur

Je me nomme Morag, fidele d'Ilya Urdz Baal. Je ne vais pas jouer au chat et a la souris, j'aimerais moi aussi obtenir votre concours, en revanche j'aimerais l'obtenir de votre plein gre. Je ne souhaite pas faire de ce livre l'enjeu d'une boucherie. Mes amis sont actuellement aux prises avec les laquets aux ordres de Glacielle, et votre aide leur serait plus que precieuse. Autrement je doute qu'ils prennent jamais pieds dans le repere de Glacielle, en tout cas pas avant que chacun d'entre eux ne soient devenu un bloc de glace.

Morag ne fit pas un geste de plus, attendant la reponse